Run Karl Run

Seattle. Chambre avec vue
Je ne m'appelle pas Lola, mais certaines de mes journées sont des courses interminables. Et lorsque la nuit arrive, l'impression unique que l'on a passé la journée à courir s'inscrit en vous définitivement et aussi surement que la fatigue qui l'accompagne.
Se lever le matin, trop tôt, car toujours sous le coup d'une autorité horaire européenne qui n'a plus cours à Montréal. Et puis une faim tenace qui tenaille l'estomac. Je sors. Hiver, froid, vent, pas de soleil, un moment de suspension dans une ville au matin dominical. Je respire. Cela commence lentement comme un échauffement. Petite foulée, rythme lent.
Pains au chocolat et baguette, panneaux étranges et dessous féminins, étranges impressions qui s'entrechoquent, j'ai faim. Retour dans le nid douillet et accélération. Je lis Christophe qui aimerait avoir un mobicarnet. Je me dis pourquoi pas et tente l'installation du premier mobicarnet francophone. Mais bien sûr comme dans toute installation il y a quelques problèmes. On peut dire que c'est semi-opérationnel. Et je dois déjà partir et courir pour attraper mon vol vers Seattle.
Au vol de correspondance, une file d'attente immense à la douane états-unienne. (Pourquoi les frontières US se trouvent à l'intérieur du Canada ?). J'attrape mon vol à 30s près. Finalement arrivé à Seattle, je retrouve Olivier et Dominique lui a manqué son vol. Le chauffeur de taxi indien nous conduit au lieu d'une vue magnifique et à l'accueil chaleureux où nous pouvons enfin dormir.

